Le soutien aux activités de la recherche

Avec la perspective de l’Université, la dynamique scientifique de l’I-Site FUTURE s’est poursuivie

La dynamique de l'I-Site FUTURE a été entretenue en 2019 avec le lancement pour la troisième année consécutive d'un appel à projets " Exploratoire " thématique. Fort apprécié des unités de recherche, cet appel cible des projets d'un an, avec des financements de l'ordre de 20k€, pour un budget global de 100k€, autour d'un sujet ciblé et ouvrant des perspectives de développement. Un appel à manifestation d'intérêt pour des projets " Impulsion " a été lancé, sur une liste de thématiques jugées manquantes dans l'ensemble des défis scientifiques de l'I-Site, proposée par le Comité Scientifique et l'Advisory Board. Trois nouveaux projets ont été retenus et trois autres devraient pouvoir l'être si une cinquième année de financement pour l'I-Site était confirmée. L'appel à projets " professeur invité " a été relancé en 2019. Il devrait permettre d'attirer neuf nouveaux chercheurs et chercheuses internationaux de haut niveau, pour un programme de " visite " au format original (avec une présence de l'ordre de 20 % de son temps sur trois ans), permettant de créer des collaborations internationales réelles à court terme.

L’évolution en douceur des structures de recherche

Renouvellement des directions de laboratoire

Le renouvellement des directions de laboratoire, à l'intérieur des départements, représente une belle opportunité pour faire évoluer les structures de recherche. En effet, chaque nouvelle équipe de direction prépare en amont un projet de laboratoire discuté collectivement avec l'ensemble des personnels du laboratoire mais aussi en interaction avec la direction du département et la direction scientifique. Les renouvellements de direction marquent donc très souvent un nouveau départ pour les laboratoires.

En 2019, treize directions dont le mandat de 5 ans s'achevait devaient être renouvelées. Mais seulement cinq nouvelles équipes de direction ont pris les commandes au 1er janvier 2020. En effet, un laboratoire trop petit a disparu (MACSI) et un autre avait déjà changé de département l'année précédente avec un projet renouvelé (GEOLOC). Il a également été jugé préférable de prolonger les directions de quatre laboratoires du département GERS (GEOEND, EE, SRO et GMG) afin de permettre à ce département d'envisager des évolutions de périmètre de ces derniers. Quant au LMA du département TS2, sa direction a aussi été prolongée dans l'attente de sa transformation en UMR par rapprochement avec un laboratoire de l'Université de Marseille. Cependant, de nouvelles équipes de direction ont pris les commandes du laboratoire GRETTIA (COSYS) et des laboratoires CPDM, GPEM, LAMES et MIT du département MAST.

© Université Paris-Est

Création du laboratoire PICS-L (département COSYS)

Un nouveau laboratoire, PICS-L (Laboratoire sur la Perception, les Interactions, les Comportements et la Simulation des usagers de la route) a été créé au 1er janvier 2020 par la fusion du LIVIC et du LEPSIS, suivant une recommandation de l’évaluation 2015 par l’HCERES. Le projet du laboratoire PICS-L vise à développer des outils et des connaissances sur la base de recherches pluridisciplinaires pour observer, comprendre, améliorer et évaluer la mobilité individuelle des usagers de la route et de la rue selon divers degrés d'assistance et d'automatisation. L'ambition est de mettre en commun les compétences pluridisciplinaires du laboratoire afin d’aborder toutes les étapes d'une démarche scientifique allant de l’observation jusqu'à l'évaluation de solutions en passant par la théorie et la modélisation, dans la limite du périmètre du projet scientifique.

Les recherches au sein du projet de laboratoire PICS-L sont structurées en quatre domaines transversaux :

  • Le domaine perception et supervision appréhende la compréhension et la modélisation des systèmes de perception et des principaux phénomènes de perturbation de leur fonctionnement, tels que les conditions géométriques, lumineuses et météorologiques défavorables.
  • Celui sur les comportements et les interactions s'intéresse à l'analyse et à la modélisation des comportements des usagers en interaction avec leur véhicule, avec l’infrastructure et avec les autres usagers, dans différentes situations routières et urbaines.
  • Celui sur la réalité virtuelle traite de la validité physique, expérientielle, éthologique et/ou psychologique des dispositifs matériels et logiciels qui permettent d’observer les interactions entre les entités en charge de la locomotion (humain ou robot) et l’environnement de déplacement (l’infrastructure et les autres usagers) dans différentes conditions de circulation, notamment dégradées.
  • Enfin, celui sur l’assistance aux déplacements contribue à la conception et/ou à l’évaluation de solutions innovantes dont le déploiement est susceptible d’améliorer l’expérience des usagers de la route et de la rue d’aujourd’hui et de demain.

Une politique de l’information scientifique et technique au service de la recherche

L’Ifsttar a poursuivi en 2019 sa politique de diffusion en libre accès des publications de ses chercheurs par la voie verte, concrétisée en 2017 par la signature d’un mandat pour la diffusion en accès libre qui définit une obligation de dépôt dans son archive ouverte institutionnelle Madis interfacée avec HAL, conformément aux dispositions de l'article 30 de la Loi Numérique.

De nombreuses initiatives ont été poursuivies en direction des équipes de recherche dans les domaines de l’information scientifique et technique.

Une évolution graphique et fonctionnelle de l’interface de l’archive institutionnelle Madis a fait l'objet une d'évolution graphique et fonctionnelle et des liens sont en en cours avec le logiciel interne de suivi de projets « SI recherche ».

Une veille sur les questions relatives à la recherche et à la publication scientifique, notamment sur l’actualité de la publication, le mouvement vers l'open access, l’évaluation de la recherche et les outils d'accompagnement à la recherche s’est activement développée, complétée par l’alimentation d’un compte Twitter dédié.

Des campagnes de communication, relatives à la création d’identifiants chercheurs et à la mise à jour des profils correspondants, ont été complétées par des politiques fortes d’incitation à l’actualisation des pages professionnelles des chercheurs, incluant « dynamiquement » la liste des publications déposées dans Madis. L’adhésion à Orcid a été actée fin 2019 et plus de vingt-cinq ateliers pratiques dédiés à la création d’identifiants chercheurs ont été proposés sur les sites de l’Ifsttar.

Enfin, l’Ifsttar a activement participé à l’Open Access Week en choisissant un thème ludique « Connaissez-vous l'open access ? Venez jouer à la documentation et parfaire vos connaissances ! » lors de neuf sessions sur les différents sites.

Toutes ces opérations ont permis de stabiliser le taux de diffusion en open access des articles publiés, évalué à 50 %, c’est-à-dire du même ordre de grandeur que le taux d’accès ouvert des publications toutes disciplines, publié sur le baromètre de la science ouverte  (48,5% en 2018 ; 50,6% en 2017).


Adhésion à Orcid
L'archive Madis © Anne Lefebure - Ifsttar

Des partenariats recherche pour interagir avec le monde économique

L’équipe AMP, « Appui au Montage de Projets », a répondu à plus d’une centaine de sollicitations de la part des unités de recherche. Près de la moitié porte sur des actions de montage de projet, le reste sur des actions d’animation (animation de contrats, participation à des séminaires, rencontres de partenaires économiques…) ou bien encore sur du conseil spécifique (identification de bailleurs, lettres de candidatures…).

L’année 2019 a été marquée par la poursuite du déploiement des contrats cadres. Trois nouveaux contrats cadres ont été signés avec ESI Group, OSMOS et INGEROP. Au total, dix-neuf contrats cadres ont été conclus avec des grands groupes et des PME à ce jour. Ils permettent une fidélisation et une contractualisation rapide. Ils représentent par ailleurs un des leviers pour augmenter les ressources propres de l’Ifsttar qui s’élèvent à près de 20M€, soit environ 160 conventions signées annuellement.

Les partenaires de l'Ifsttar proviennent principalement de trois marchés : les transports routiers et ferroviaires, les infrastructures et la construction, l’énergie nucléaire et offshore. Ces partenaires lui confient des projets essentiellement en lien avec quatre thèmes scientifiques qui sont des priorités de l’Institut : l’économie circulaire, la prise en compte des risques, les nouvelles technologies autour de la route R5G, la conception du véhicule autonome en termes d’ergonomie et de nouvelles technologies.

L’année 2019 a permis de se préparer au rapprochement des équipes qui gèrent les relations avec les partenaires économiques au sein des différentes entités constituantes de l’Université Gustave Eiffel. Ainsi, les missions de la vice-présidence Partenariats et professionnalisation ont été établies en cours d’année, reprenant entre autres les missions des équipes AMP et VITTE (Valoée, reprenant entre autres les missions des équipes AMP et VITTE (Valorisation, Irisation, Innovation et Transfert TechnologiquE) de l'Ifsttar.

En 2019, l’Ifsttar a poursuivi son implication au sein des Instituts pour la Transition Energétique (ITE Efficacity & Vedecom) ainsi que dans les Instituts de Recherche Technologique (IRT Railenium, System-X, Jules Verne) en maintenant la mise à disposition d’agents (environ sept équivalents temps plein annuel).


Signature du contrat-cadre OSMOS

Une action internationale au service de la recherche et tournée vers la création de l’Université Gustave Eiffel

L'Ifsttar entretient un important réseau de collaborations au niveau international et européen. Les actions menées en 2019 ont été concentrées sur deux axes complémentaires : structuration de partenariats et internationalisation de la recherche et de la formation. Toutes ces actions se sont attachées à intégrer la perspective de l'évolution vers l'Université Gustave Eiffel. Ainsi, sur le plan de la structuration de partenariats de recherche ou de formation, une délégation de plusieurs directions et responsables des relations internationales des établissements fondateurs (Ifsttar, ENSG, EIVP) a accompagné le président de l'UPEM, Gilles Roussel, lors d'une visite d'universités du Québec (Université Laval, Université de Sherbrooke et Université de Québec à Montréal). Cette visite a permis de nouer des contacts sur le plan de la formation ainsi que de réaffirmer le partenariat existant avec l'Université de Sherbrooke, notamment dans le cadre du LIA ECOMAT. La visite a aussi été l'occasion de lancer officiellement les travaux du laboratoire international associé EVASYM pour quatre ans. Le thème de ce LIA est l'évaluation anatomo-fonctionnelle du système musculo-squelettique. Il implique le laboratoire LBMC du département TS2, laboratoire mixte avec l'Université Lyon 1, ainsi que l'École de Technologie Supérieure (ETS) de Montréal, l'Université de Montréal (UdeM) et l'Université à distance de l'Université du Québec (TéLUQ).

Sur le plan de l'internationalisation de la recherche et de la formation, et dans la lignée de l'accord de coopération signé entre la France et la Suède, l'Ifsttar, associé à des membres de la future Université Gustave Eiffel, a organisé un séminaire franco-suédois à l'ESIEE Paris les 11 et 12 juin 2019 sur la thématique " Smart cities and mobility ". La conférence a été ouverte par Madame l'ambassadeur de Suède à Paris et a accueilli des représentants de la Commission Européenne, de l'ADEME, de l'ANR, de Vinnova et de BPI France afin de discuter de futures opportunités de coopération entre la France et la Suède. Des partenaires académiques et économiques français et suédois ont pu se rencontrer lors d'une session dédiée. Les retours de ces journées ont été positifs grâce aux opportunités de réseautage qu'elles ont offertes. Au total, environ 110 personnes ont participé dont un quart de Suédois.

Très actif dans ses collaborations de recherche avec des partenaires japonais dans le domaine des infrastructures et de leur résilience, l'Ifsttar a par ailleurs contribué au sommet final du T20 sous présidence japonaise à Tokyo. La délégation de l'Institut était composée de plusieurs membres de la Direction générale. Les réunions parallèles des différentes task forces ont permis de présenter les policy briefs (documents d'orientation politique : Building Resilient Infrastructure Systems et The Infrastructure Nexus: From the Future of Infrastructures to the Infrastructures of the Future) et de poursuivre les discussions sur les thèmes spécifiques qu'ils abordaient.

Inauguration du laboratoire international EVASYM
1er workshop franco-suédois
Sommet du T20 à Tokyo